Argumentaire
Grane le 03 Mai 2006
Argumentation
Décret N° 2000-657 du 13 Juillet 2000 : souffrance des enfants « orphelins de Guerre » (Ils sont « Pupilles de la Nation » comme nous) de parents juifs morts en camp.
Décret N°2004-751 du 27 Juillet 2004 : souffrance des enfants « orphelins de Guerre » non juifs (Ils sont « Pupilles de la Nation » comme nous et nous en avons les preuves) de parents :
- déportés et morts en camp pour faits de Résistance (Barbarie nazie)
- fusillés pour faits de résistance (avec certaines réserves….) (us et coutumes classiques)
- massacrés civils (Oradour, Tulle, Ascq,….) (us et coutumes classiques)
Nous sommes nous aussi (10 catégories sur 12) « orphelins de Guerre » et « Pupilles de la Nation »
Réponse des gouvernants : « la souffrance qui est prise en compte est celle de la « barbarie nazie » »
Or la barbarie nazie est circonscrite aux camps.
Tout ce qui est extérieur :
fusillés (pour Résistance ou non), morts au maquis, sous les bombardements, massacrés, morts des suites de la captivité (plus de X mois après le retour), … même si c’est dramatique, sordide, violent, monstrueux, relève des us et coutumes classiques, habituels des guerres de tous temps, en tous lieux et de tout camp de belligérant.
En ce qui nous concerne nos comportements, ci dessous (est-ce de la barbarie Franco-Française ou des us et coutumes classiques de toutes les Guerres et conflits ?) relèvent de quel vocable :
- fusillés et massacrés de la « Commune de Paris » de 1871
- « fusillés pour l’exemple » de 1915
- massacrés de Sétif du 08/05/1945
- « corvées de bois » de notre bonne Guerre d’Algérie, sans parler de la torture
- morts et disparus du 17/10/1961 à Paris
- assassinés et massacrés du 05/07/1962 à Oran
et ce n’étaient que des Français face à d’autres Français et non des Allemands face à des Français!!!
La rupture du Principe d’Egalité se situe, de la part des gouvernants et des parlementaires, dans la classification arbitraire, dans la barbarie nazie, des fusillés (pour fait de Résistance) et des massacrés,.
La souffrance de leurs enfants, « Pupilles de la Nation » est identique à celle des enfants des 8 catégories, délibérément « oubliées » et niées que sont les enfants de morts au maquis, sous les bombardements, morts des suites de captivité ou les « malgré nous » ou dans d’autres circonstances.
Ne nous trompons pas, les deux décrets parlent de la souffrance des enfants et non de celle de leurs parents .
La souffrance d’un enfant dont le père est mort dans les camps est-elle plus grande ou moins grande que celle d’un enfant dont le père est mort en opération au maquis ou des suites de la captivité ?
Personne ne peut en juger et encore moins les étalonner.
Il fallait tout simplement indemniser la souffrance des enfants dont le père est mort en camp pour faits de résistance pour rester dans l’acception de la barbarie nazie et là il n’y avait pas rupture du Principe d’Egalité (quoi que !).
Indemniser les fusillés (et encore pas tous), les massacrés, de façon arbitraire
[1], en oubliant près de 60 à 70 % des « orphelins de Guerre » relève bien de la rupture du Principe d’Egalité.
[1] malgré l’assertion des gouvernants qui s’appuient sur le rapport Dechartre qui a conduit au décret discriminatoire de Juillet 2004 en indiquant que le décret répond à l’attente de tous les partis politiques : alors pourquoi depuis 18 mois plus de 215 questions écrites lui ont été adressées par les députés de tous bords, s’étonnant de la limitation du Décret)