Pari de Pascal et Pupilles de la Nation
Ce message s’adresse particulièrement aux « Pupilles de la Nation» de la seconde Guerre Mondiale, défaitistes, découragés, blasés, ne croyant plus en rien et surtout persuadés que cela ne sert à rien de se battre……
Nous vous disons : «
vous aviez raison….. », jusqu’au moment où vous avez pris connaissance de l’existence de notre association « Pupilles de la Nation – HOMEGA ».
Maintenant que nous bougeons et surtout commençons à faire bouger les politiques, vous pouvez rejoindre notre structure d’autant que l’essentiel du travail de sape à été entrepris.
Les élus seront contraints de bouger, non parce que nous sommes surdoués, ou que nous avons des moyens infaillibles, mais à cause de la démesure qu’il y a entre eux (qui ont tous les pouvoirs et les moyens) et nous qui sommes démunis de tout et surtout à cause de l’approche des échéances fatidiques que sont les élections qui vont s’étaler de 2007 à 2010.
Le public vous le savez est toujours du côté du plus faible, surtout quand ce plus faible a pour lui et comme soutiens les événements de l’Histoire.
Fédérez vous en masse sur notre projet, afin que notre victoire soit et ne soit que la votre et celle de votre volonté.
Nous allons vous parler du pari de Pascal (Blaise pour les intimes et les initiés)
Blaise Pascal était un mathématicien, physicien, philosophe et écrivain Français né à Clermont Ferrand (1623 – 1662).
Il fut entre autre l’inventeur à 18 ans de la première machine à calculer.
On lui doit les lois de la pression atmosphérique et de l’équilibre des liquides, le triangle arithmétique, le calcul des probabilités. Il est l’auteur aussi des Pensées (dites de Pascal) où à la fin de sa vie, après sa « conversion » au christianisme, il fit son fameux pari formulé ainsi (pensée N° 233) :
«
pesons le gain et la perte, en prenant croix1 que Dieu est. Estimons ces deux cas :Si vous gagnez (et donc si on indique : face = Dieu existe et que c’est face qui sort
) vous gagnez toutSi vous perdez (et donc que Dieu n’existe pas
) , vous ne perdez rien.Gagez donc qu’il est, sans hésiter »
En clair, Pascal disait (en transposé) «
quel risque avez vous de croire en Dieu (il s’adressait après sa « conversion » aux non croyants),
puisque s’il existe, vous gagnez (ce que la religion indique : vie éternelle, etc….)
et s’il n’existe pas, vous ne perdez rien (pour la vie actuelle et encore moins pour la vie suivante qui est la mort).
Il en va de même adapté au problème vécu par les « Pupilles de la Nation ».
Quel risque avez vous de vous engager dans le combat pour la « croisade pour l’Egalité » que nous menons pour tous les « Pupilles » abandonnés de la seconde Guerre Mondiale, y compris vous ?
Si vous avez raison et que tout ce que nous avons entrepris ne sert à rien, vous n’aurez, au pire, perdu que quelques heures ou quelques jours de votre vie (convenez malgré tout qu’il nous arrive de perdre plus de temps que cela à des futilités qui ne nous conduisent nullement à un résultat aussi symbolique que celui que nous visons et qui lui touche à l’Honneur de notre parent « Mort pour la France »).
Mais si vous avez tort et que nous avions raison de persévérer dans notre foi, que nous pouvons gagner la Guerre de l’Egalité, vous aurez gagné de savourer avec nous votre victoire.
Dans le cas contraire, c’est à dire celui où vous préférez rester observateur inactif de notre combat (vous pouvez, comme certains nous l’ont dit, attendre sagement que nous allions au « casse-pipe » et voir le résultat final). Si nous gagnons, vous gagnez, si vous perdez, vous gagnez les quelques heures ou jours d’actions que vous aurez économisés. Sauf qu’il y a une dimension qu’il ne faut pas négliger, c’est qu’en restant sur la touche, nous serons sûrs de perdre et vous porterez alors une sacré responsabilité dans l’échec final et alors notre place sera, moralement, plus confortable que la votre.
Nos parents, à leur façon ont mis en pratique ce pari de Pascal (principalement pour ceux qui périrent au maquis, les armes à la main).
Mais les autres « Morts pour la France » ne sont pas pour autant déclassés et dévalorisés, loin s’en faut) .
A une époque où 40 000 000 de Français devenaient des collaborateurs (pour reprendre le titre d’Amouroux) et où on ne pariait pas un kopec sur les chances de réussite des quelques téméraires qui résistaient à la rupture du Principe de la continuité de la République et qui de paisibles français devenaient des « terroristes » dans les maquis et ailleurs, nos parents firent le pari de combattre (mal équipés, mal armés, mal structurés, trahis, dénoncés, traqués, arrêtés, torturés,…..) avec l’espoir malgré tout de remporter la victoire, même si d’autres n’y croyaient pas ? Et ils ont réussi là où tout le monde prévoyait l’échec.
Et pourtant….. le résultat final fut là et bien là. Et ce furent votre père ou votre mère…..
Ayons ensemble cette foi dans l’avenir, dans notre avenir.
Et en terme de probabilités nous pouvons dire que
- nous avons la possibilité de pouvoir gagner dans la mesure où tous les quelques 100 000 « Pupilles » de la seconde Guerre Mondiale abandonnés (et nous éviterons volontairement de faire l’amalgame avec ceux des autres Guerres car la discrimination s’est créée au niveau de la seconde Guerre et que vouloir associer toutes les guerres est le meilleur garant d’échec et surtout de trop longues décennies d’attente avant que ceux de la seconde Guerre voient leur souffrance reconnue. Parle-t-on de la barbarie nazie relativement aux guerres d’Indochine et d‘Algérie ?) s’engagent de façon dynamique et déterminée dans le combat2.
- nous avons la certitude de perdre notre combat si vous restez spectateur du combat qui oppose quelques un(e)s de vos compagnons de misère et les pouvoirs en place.
Nous n’aurons jamais la possibilité, compte tenu de nos ages et de notre dispersion, de mettre 3 000 000 de personnes comme pour le CPE (en Mars 2006) dans la rue (même si nous intégrons nos enfants, petits enfants, arrière petits-enfants, nos animaux de compagnie – dans la mesure où ils portent un brassard comme nous).
Vous avez tous vu ce qu’il en était alors de la démonstration de détermination qui contraint les gouvernants à écouter les gouvernés.
Nous n’aurons jamais ces atouts et ce simple constat doit vous convaincre de participer activement.
Faites comme nous, et comme vos parents l’ont fait, un pari similaire à celui de Pascal.
La victoire finale sera alors votre victoire.
En cas d’échec, seulement possible si toute l’armée des « Pupille » ne se lève pas pour contrer la discrimination, l’échec ne sera que votre seul échec (nous ne pourrons, nous qui combattons depuis le début, pour vous, porter la moindre responsabilité de l’échec final.
Peut-on rendre responsables ceux qui osent ?)
1 Croix : non pas signe de religiosité, mais simplement une des faces d'une pièce de monnaie de l'époque qui d'un côté portait une croix (côté face). C'est le même principe que dans le jeu à pile ou face.
2 chez nous ou dans d'autres associations dont le seul souci est le rétablissement, demain de l'Egalité.
Mais voilà aucune des autres associations ne présente ces caractères requis et surtout l'unicité de revendication.
De plus elles ont toutes (ou presque toutes) participé à la fameuse commission Dechartre, allant jusqu'à dire parfois que c'était
une avancée…. Mais une avancée de quoi (derrière la généralité des mots ici se cache le vide sidérant d'actions déterminées et
dynamiques non réalisées).
Pour plus de détail, consultez le fameux rapport Dechartre